L’art pour développer des savoirs scientifiques

La raison a ses limites ; nous le savons depuis Kant. Depuis 1781… et la publication de « La critique de la raison pure« .

Le raisonnement scientifique s’appuyant sur des observations qui se veulent objectives et sur des connaissances a permis bien des progrès. Il a été nécessaire pour l’évolution de notre société et nous a sans doute appris tout ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour franchir une nouvelle étape.

Ne se fier qu’à la raison, c’est se priver de la moitié de notre potentiel, de nos ressources. C’est négliger une partie de notre savoir, celui que Kant appelait « l’entendement ». Ce savoir intime, on le sait aujourd’hui, est lié à nos sens, à notre perception. A nos émotions.

Nos émotions sont nécessaires pour apprendre. Sans émotions, pas d’acquisition intellectuelle, rationnelle.

Plus encore.

Ce sont les émotions positives comme la joie, le plaisir, l’amour qui nous conduisent à donner le meilleur de nous-mêmes, à obtenir les meilleurs résultats, selon nos critères « rationnels ».

Nous entourer de belles choses, être à l’écoute de nos ressentis n’est pas un luxe. C’est la condition nécessaire pour que les connaissances puissent être accueillies, un savoir élaboré.

L’art est un moyen de créer les conditions propices de développement des savoirs. Un moyen royal qui a d’ailleurs longtemps été réservé aux « grands » de ce monde. Quoi que… mais c’est un autre débat.

Et la première des connaissances à acquérir est celle de soi : savoir qui on est, pour être pleinement et donner le meilleur de soi pour le bien de tous.

On aura donc toujours besoin de l’art.

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